Münchhausen, le spectacle

Münchhausen, le spectacle

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crédits photographiques : Martif

Spectacle pour tout public à partir de 10 ans.

Écriture collective dirigée par Julien Luneau
Mise en scène collective dirigée par Elsa Robinne
Avec Jean Barlerin, Clément Beauvoir, Odile Ernoult, Étienne Luneau, Twiggy Mauduit, Joseph Robinne (accordéon, percussions) et Marie-Pierre Rodrigue
Décors : Nicolas Hubert
Musique : Joseph Robinne
Chorégraphies : Citlali Trevino
Durée : 1h25

Dans la chambre de son manoir le Baron de Münchhausen se désespère : il a perdu le pouvoir de susciter les images les plus extraordinaires. Personne ne vient plus écouter ses histoires ; il sombre dans une sorte de léthargie dans laquelle Fu, Sol, Herman, Watt et Jo se trouvent eux-mêmes entraînés. Ce comité inspire et incarne les récits du Baron, il représente les formes diverses de son imagination, la part non raisonnable de son humanité et errent désormais dans son manoir comme des paroles désavouées, désenchantées.

Non loin d’eux, un individu dangereusement terre à terre guide les pas du Baron : Karl, le majordome qui bataille sans relâche pour mettre de l’ordre dans cet esprit fantaisiste. Le comité l’a pris en horreur : s’ils le laissent faire le Baron n’inventera jamais de nouvelles histoires, il deviendra irrémédiablement un homme banal ne croyant plus qu’en la vérité du réel…

Ce jour-là, épuisé d’ennui, le Baron décide de sortir de sa chambre en espérant retrouver un élan créateur. Stimulé par ce mouvement et par sa haine de Karl, le comité se remet au travail et, peu à peu, des images surgissent à nouveau. Tandis que le Baron s’émerveille de ses talents reconquis et s’enivre à nouveau de vin et de poésie, Karl et le comité se livrent une lutte acharnée afin de prendre le pouvoir sur lui. Le Baron est baladé entre de nouvelles expériences imaginaires qui le grisent et le dépassent et ses anciens récits connus et rassurants dans lesquels il se montre insupportablement fanfaron et imbu de lui-même.

Les muses résistent à leur créateur, le baron s’émancipe, le majordome tente de réfréner leurs ardeurs… Sur la scène intérieure du Baron de Münchhausen, génie de l’imaginaire, poète extraordinaire, alcoolique névrosé, grotesque vantard, menteur compulsif, nos personnages tragiques et clownesques se livrent une lutte à la fois cruelle et dérisoire.

Notre feuilleton de bistrot nous a permis d’éprouver le personnage du Baron : sorti de son livre, il a pris chair pour ne plus être seulement la voix d’un narrateur ; dès lors qu’il n’a plus pu se contenter de « dérouler » ses récits sans obstacle, dès lors que son délire d’imagination est venu se confronter à la banalité de situations quotidiennes, ce Baron de papier est devenu pour nous un personnage théâtral – et nous nous y sommes attachés

Alors, pour mieux le connaître encore, nous décidons de le changer d’air, de lui donner plus d’espace : qu’il quitte les « scènes » de bar pour s’épanouir plus entièrement sur un plateau, où tout est à imaginer. Nous continuons donc à dessiner ce personnage mais avec plus d’ombres. Ce spectacle est un voyage dans les songes d’un baron à sept visages.

Prix du Public ex aequo Prix Théâtre 13 / Jeunes metteurs en scène 2013. Remerciements à Confluences (Paris 20ème) et au Centre culturel Albert Camus d'Issoudun (36).

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Prochaines représentations

Le vendredi 13 février 2015 à Avallon, à 20h30 à la Salle du Marché Couvert (place du Général De Gaulle) ici.