La petite ogresse

La petite ogresse

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crédits photographiques : Tiphaine des Francs

Spectacle pour le jeune public à partir de 3 ans

D'après Le déjeuner de la petite ogresse d'Anaïs Vaugelade, École des loisirs
Adaptation et mise en scène : Isabelle Ernoult
Interprétation : Isabelle Ernoult et Julien Lecannellier
Décors et accessoires : Nicolas Hubert
Durée : 45 min

A la suite du succès de l'adaptation de La Brouille, de Claude Boujon, la Compagnie Grand Théâtre donne de nouveau vie à un album : Le déjeuner de la petite ogresse d'Anaïs Vaugelade.

Une petite ogresse, orpheline et mangeuse d’enfants (comme il se doit) va un jour, lors de sa chasse à l’enfant hebdomadaire, tomber sur un enfant étonnant : il n’a pas peur d’elle, il ne crie pas et n’appelle pas sa maman ! C’est agaçant pour une ogresse. Il est même gentil et très serviable, il en devient insolent à vouloir s’assaisonner lui-même....ça lui coupe l’appétit des petits garçons comme ça. Mais il faut bien avouer, que la petite ogresse ne veut plus le manger car elle l’aime bien cet enfant là, ils rigolent bien tout les deux et l’ogresse toute seule, elle rigole moins. Malheureusement, une petite ogresse qui ne mange pas d’enfants, ça tombe malade et c’est très grave comme maladie, alors le garçon doit partir pour qu’elle ne le mange pas...Mais un jour, bien plus tard, quand ils auront grandi, ils se retrouveront et pourront enfin vivre ensemble.

Le déjeuner de la petite ogresse est un album sur la différence, sur l’altérité. Qui est l’autre ? Pourquoi n’est-il pas comme moi ? Est-il possible de s’aimer quand on est différent ? Ces questions, les enfants s’y trouvent confrontés dès le plus jeune âge. Cette histoire, est une fable simple, mais pas simpliste, sur la tolérance.

Bien que cet album s’adresse à un public jeune, il aborde des problématiques universelles et sociétales, de manière subtile, frontale, sans jamais les simplifier ou les caricaturer. Anaïs Vaugelade livre un récit sérieux et même grave aux enfants, elle n’oublie pas cependant de les faire rire, à travers les mots et les situations. L’humour y est noir et grinçant et tient une place nodale dans le traitement de l’histoire racontée. Les illustrations notamment sont des clés très fines, presque invisibles pour eux, quasiment subliminales, pour comprendre les différences qui séparent les deux protagonistes (les vêtements qu’ils portent, les couleurs, leur environnement...). En adaptant Le déjeuner de la petite ogresse, nous voudrions que les enfants comprennent qu’en étant spectateur de théâtre, on est aussi acteur. Que ce qu’ils voient sur scène, ce qui les fait rire ou les touche est, à l’instar des illustrations, une porte qui s’ouvre vers leur propre imaginaire et leur propre réflexion. .

La petite ogresse from Cie Grand Théâtre on Vimeo.

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