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Compagnie Grand Théâtre – association loi 1901 SIRET 501 188 742 00016— APE 913E— n° entrepreneur licence n° 2-1010632 60, rue Pixérécourt 75020 Paris – 09 51 72 24 75 – www.legrandtheatre.fr - info@legrandtheatre.fr Nos actualités : http://www.legrandtheatre.fr/actualites/index.html ---------------------------- Présentation La Compagnie Grand Théâtre est une compagnie professionnelle qui réunit des comédiens, un auteur, un décorateur, une costumière, un metteur en scène et travaille en collaboration rapprochée avec un musicien et un cinéaste. Nos désirs et nos horizons artistiques sont variés comme en témoigne notre « répertoire » qui fait la part aussi bien au théâtre de cabaret qu’au théâtre classique, aux pièces d’auteurs reconnus qu’aux créations de la Compagnie elle-même. Qu’il soit estampillé Théâtre majuscule ou qu’il joue la farce pochade sur quelques bouts de planches improvisées, qu’il soit poème lyrique ou chanson de bistrot, nous partageons la conception d’un théâtre vivant et populaire, non qu’il cible un public spécifique (celui qui appartiendrait, selon l’expression hâtive, à la « classe populaire »), mais au sens où il concerne le peuple, où il s’interroge sur la place de l’homme dans la cité, sur les relations sociales et, de manière très immédiate, sur la vie en tant qu’elle est vécue par chacun. Depuis 2001, notre troupe présente ses spectacles dans des salles, des théâtres, des festivals et des bars, à Paris et en régions ; nous organisons un festival d’été dans la Région Centre et, depuis 2007, nous travaillons en collaboration avec Armand Gatti et La Parole Errante. Riches de ces expériences nombreuses, capables de jouer sur tous les « terrains », nous vous présentons ici tous nos spectacles disponibles, dont la qualité et l’exigence artistiques ont déjà été saluées par le public. ------------------------------- CVs Denis GUIPONT, comédien Après une formation à l'ECAT avec François TARDI en 2000, il intègre la Compagnie les Uns visibles avec laquelle il joue plusieurs spectacles (Chroniques des nuits entières et des jours entiers de Durringer, La Ronde de Schnitzler). Il suit en 2002 une formation de Commedia dell'Arte avec la Compagnie du Mystère Bouffe. En 2001, il participe à la première création de la Compagnie Grand Théâtre. Nicolas HUBERT, décorateur scénographe Sa formation initiale est universitaire, en arts plastiques à Bordeaux. En 2004, il est décorateur scénographe pour Les Baigneuses de Daniel LEMAHIEU joué à Bordeaux, Prague et à la Cartoucherie à Paris. En 2005, il est assistant régie au Lavoir Moderne Parisien et assistant scénographe sur la mise en scène de Les placebos de l'Histoire de Eugène DURIFF au théâtre de l'Est Parisien. Il rejoint la Compagnie Grand Théâtre en 2005 et en est, depuis, le décorateur scénographe. Etienne LUNEAU, comédien Après des études d’ingénieur, il entre en 2005 au conservatoire du 7ème arrondissement de Paris où il suit pendant trois ans les cours de Daniel BERLIOUX. Il est également danseur avec la compagnie Les souliers rouges dirigée par Nadia VADORI. Depuis 2007, il chante les chansons qu’il écrit accompagné au piano par Joseph Robinne. Il rejoint la Compagnie Grand Théâtre en 2001 et participe depuis, à toutes les créations de la compagnie. Julien LUNEAU, auteur Professeur de français au lycée, il consacre le reste de son temps à l'écriture. En 2001 et 2002, il obtient des places de prestige au Concours des Jeunes Auteurs. Plusieurs de ses ouvrages poétiques et romanesques sont actuellement en voie de publication. Il commence à écrire pour la Compagnie Grand Théâtre en 2001 et en devient l'auteur attitré en 2003. Il a déjà participé à la création de huit spectacles. Jean–Marc LUNEAU, comédien et metteur en scène Il a suivi les cours Charles DULLIN de 1981 à 1983 sous la direction de Monique HERMANT et Robin RENUCCI. Il travaille avec Pierre DEBAUCHE, participe à la fondation de la Compagnie Palissade et la société de production de courts métrages Les Films à la Patte. En 1999, il crée le festival de théâtre Saint-Benoît Centre de création dans lequel il fait de nombreuses mises en scène. Il dirige depuis 2001 l'atelier de la Compagnie Grand Théâtre. Il participe régulièrement aux travaux d' Armand GATTI au sein de la Parole Errante. Twiggy MAUDUIT, comédienne Après 10 ans de patinage artistique (dont 4 ans au niveau national), elle entre pour trois ans aux Cours Florent en 2002, pour ensuite suivre le cycle de formation d’art dramatique au conservatoire du 7ème arrondissement, de 2005 à 2007. Elle a également joué dans deux courts-métrages de Justine M,  Surpris pas le froid (2007), et Cet été là  (2006, prix d’aide à la création au Festival de Grenoble), dans lequel elle interprète le rôle principal. Depuis son enfance, elle s’investit dans divers domaines artistiques : musique, danse, trapèze, etc…. Elle intègre la compagnie en 2007. Anne MONIER, costumière De 2003 à 2005, elle suit une formation de costumière à l'Ecole Supérieure de la Mode (ESMOD), en option Spectacle vivant. Elle travaille à la création et à la confection de costumes pour des compagnies (Compagnie des Tréteaux Lyriques pour l'opéra Orphée aux enfers au Trianon, Compagnie des Masques pour les Championnats du Monde d'escrime artistique, Compagnie Candela pour Le médecin malgré lui) et pour la télévision (Nota Bene Productions, La famille Cro-Magnon). En 2005, elle rejoint la Compagnie Grand Théâtre dont elle réalise depuis lors, tous les costumes. Simon PONS ROTBARDT, comédien Il commence sa formation théâtrale en 2001 au Théâtre du petit monde où il suit les cours de diction et de théâtre classique de Nicolas PILAIN. En 2004 il monte à Montréal, avec la compagnie Les perroquets, un spectacle de Michel-Marc BOUCHARD, Les papillons de nuit. Par ailleurs Il anime de nombreux ateliers de théâtre pour enfants et adultes et travaille actuellement sur ses projets de mises en scène. Il rejoint la Compagnie Grand Théâtre en 2003 et participe depuis à toutes les créations de la compagnie. Elsa ROBINNE, comédienne Elle commence en 2002 ses études d'Art du Spectacle à l'université Paris 8 et travaille actuellement à son master de théâtre. Parallèlement elle suit un an de cours au conservatoire du 10ème arrondissement avec J-L. BIHOREAU et M. GARAY, puis trois ans au conservatoire du 9ème avec A. DENIEUL et N. VADORI. Elle joue à plusieurs reprises au Théâtre du Renard. Elle participe à de nombreux stages, entre autre l'ARIA en Corse avec R. RENUCCI qui se poursuit par trois mois de travail au Théâtre du Fil de l'Eau à Pantin où elle joue L'oiseau vert de GOZZI mis en scène par S. GALLET de la Compagnie du Matamore. Elle rejoint la Compagnie Grand Théâtre en 2001 et participe depuis à toutes les créations de la compagnie. ------------------------------- Armand Gatti : est-ce un nom d’arbre? Présentation Nous avons rencontré Armand Gatti dans sa maison de Montreuil à plusieurs reprises, pendant le printemps 2007. Nous l’avons écouté parler, sans thème imposé, de lui, de sa vie, du monde, avec l’arbre pour seul point d’horizon. Avant de commencer la création du spectacle, nous n’avions aucune idée de la forme ou de la direction que prendrait notre travail. Nous savions qu’il tournerait autour d’Armand Gatti, mais le risque était de tourner longtemps autour d’une œuvre et d’un homme qu’aucun cercle ne peut embrasser, et donc de tourner autour de rien, ou alors du pot, en bredouillant quelques mots d’admiration polie, ou d’agiter comme le papillon un vol hagard autour d’une source lumineuse… Ce spectacle n’a rien d’hagiographique. Gatti n’est pas de la pierre à statue : s’il est un arbre, c’est qu’il est un vivant à la conquête du soleil. Et c’est vers cet arbre que nous avons marché, comme un point de repère dans l’horizon du verbe, comme Baudelaire avait ses « phares ». Ce spectacle n’a rien d’encyclopédique : l’œuvre de Gatti n’y apparaît que par allusions brèves et notre propos sur lui n’est pas autorisé. Il prend racine aux impressions que les rencontres avec lui nous ont laissées : ses mots vivants, haut tendus comme le poing qu’il lève pour scander ses récits et l’ardeur pétillant à ses yeux de ses appels à résister contre tout ce qui rabaisse l’homme – le chiffre- roi, les séparations taxinomiques, les langages vidés de leur sens… Ce spectacle est une invitation pour chacun à chercher sa propre voix, comme Gatti a cherché la sienne, sans emprunter toujours aux langages préfabriqués auxquels on voudrait nous limiter. C’est, par l’arbre, un appel à la verticalité et à l’exigence – brûlante chez Gatti – de faire « l’homme plus grand que l’homme ». Biographie Gatti « Plus difficile de raconter Gatti que de peindre l'oiseau de Prévert » prévient Marc Kravetz, son biographe. Comment dire en quelques lignes l’immensité de cet homme et de son œuvre ? Comment différencier sa vie de son œuvre tant les deux sont choses mêlées ? Peut-être faut-il aller chercher du côté de Monaco où il naquit, fils d’un éboueur et d’une femme de ménage arrivés d’Italie. Ou bien dans la forêt de la Berbeyrolle, en Corrèze, où il rejoint à dix-sept ans le maquis de Guingouin, armé de quelques livres, lieu d’une deuxième naissance. Ou bien dans le camp de concentration, l’endroit peut-être d’une première mort, et de la découverte paradoxale du théâtre : trois rabbins qui jouent une pièce qui tient en trois phrases - « Ich war, ich bin, ich werde sein. » « J’étais, je suis, je serai. » - arrachent des sourires aux prisonniers. Là sans doute, Gatti s’est forgé des convictions qui conduiront sa pratique : le théâtre ouvre la porte des enfermements mais il doit être un combat et pratiquement se suffire à lui-même, puisque, dit-il encore aujourd’hui, le spectateur est mort dans les camps. Ou bien dans sa longue marche d’évasion pour retrouver le maquis puis gagner Londres où il devient parachutiste dans un corps qui perdra pratiquement tous ses hommes. Ou bien au Guatemala où, après la libération, il est envoyé comme reporter – couronné du prix Albert Londres – et rencontre Felipe, indien rebelle et poète qui sera tué sous ses yeux… Mais raconter Gatti par la chronologie, c'est s'enfermer dans un langage impossible. Gatti est un fleuve dont chaque affluent est une naissance et dont l'embouchure est un delta à mille bras. Gatti raconte le monde dans un incessant écoulement qui revient toujours à sa source. Alors dire finalement que Gatti fit le premier film de fiction sur les camps (L’enclos) primé à Cannes ; qu’il écrivit des pièces de théâtre montées notamment par Jean Vilar, dont il fut l’ami ; qu’il fit réveiller Malraux par De Gaulle qui voulait savoir qui était ce « poète surchauffé » dont l’Espagne de Franco demandait (et obtint) l’interdiction à Chaillot ; qu’il connut Che Guevara et Castro ; qu’il considéra Mao Tse Dong comme son ami, la Chine comme son continent artistique, le Berlin de Rosa Luxemburg comme symétrique de celui d’Ulrike Meinhof ; qu’il échappa de gré ou de force à la scène conventionnelle pour travailler en Irlande, à Toulouse, à Montbéliard ou dans les prisons avec les « Loulous » qu’il refuse de nommer les exclus : peu importe dans quel sens ces évènements se produisirent. Ils répondaient en partie à ce message de sa mère à propos des habitants du premier camp, le bidonville de Monaco : « n’oublie jamais que ce sont les nôtres ». La langue française était pour elle « la langue des patrons » : il se l’appropria et s’en servit comme d’une arme de combat contre ceux qui la possédaient pour dominer. Il dépassera cela pour faire de la langue tout court, du langage, l’arme absolue et le seul moyen de la révolution. Et c’est aujourd’hui sa quête incessante : dans l’emprisonnement du déterminisme, seule la langue poétique et vivante peut dire le monde et l’inventer. ------------------------------- Candide D’après l’œuvre de Voltaire Spectacle tous publics à partir de 8 ans « Il y avait en Westphalie, dans le château de Monsieur le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple ; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide. » Pour le jeune Candide, qui vit dans le merveilleux château du baron de Thunder-ten-tronckh, entouré de la belle Cunégonde et de Pangloss, le plus grand philosophe de la terre, il ne fait pas de doute que « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Mais son regard naïf sera bientôt démenti par les terribles aventures qui le mèneront de pays en pays, de massacres en horreurs, de retrouvailles en révélations… Avec une simplicité trompeuse, Voltaire promène son personnage à travers un monde d’injustices et de crimes devant lesquels son optimisme crédule ne peut que se déciller. Les raisons de douter de l’homme sont nombreuses pour Voltaire : les guerres et celle de Sept ans qui fut massacrante, l’intolérance religieuse et les violences de l’Inquisition, l’esclavage et toutes les pratiques barbares, « la manière cruelle et ignominieuse » dont l’homme, cet « être à deux pieds, sans plumes, qui a une âme », peut traiter « ses frères ». Pourtant, s’il dénonce et vitupère, Voltaire ne se fait jamais lourdement pontifiant : son arme est le rire et c’est toujours au crible de ses sarcasmes qu’il passe les agissements humains. Plutôt que de laisser le lecteur dans la noire contemplation des malheurs terrestres, il l’invite à s’éveiller à la conscience aiguë des réalités : l’homme doit changer ce qu’il peut, à sa mesure, et ne doit céder ni à un optimiste béat ni à un pessimisme résigné. L’utopie de l’Eldorado n’étant pas de ce monde, ce n’est que par ses actes et par ce qu’elle porte en elle de révolutionnaire que l’humanité doit continuer à « cultiver » son jardin. Adapter Candide pour le théâtre, c’est donc retenir à la fois la violence du regard de Voltaire et le ton enjoué dans lequel elle s’exprime. Et cette entreprise n’a rien d’un tour de force : le conte de Voltaire, par ses nombreux dialogues, ses personnages caricaturaux esquissés à gros traits, les très nombreux épisodes qui constituent autant de saynètes et la vivacité du rythme, possède en lui-même une dimension éminemment théâtrale. Ce spectacle a donc pour vocation de raconter Candide au plus près de la source originale, et de donner corps par le jeu à ses fantaisies farcesques. Sur la petite scène du monde, les spectateurs découvrent, en même temps que Candide et les comédiens eux-mêmes, la sinistre et joyeuse comédie humaine : le décor, riche et varié, nous installe tantôt dans le théâtre de la guerre, tantôt dans les merveilles oniriques de l’Eldorado ; on suit Candide à Lisbonne où la terre tremble, en Amérique du Sud ou à Constantinople. Comme Voltaire jouant avec toutes les ficelles de l’art de conter, le théâtre ici déploie toutes ses possibilités rudimentaires, créant la mer avec un morceau de tissu ou un cheval avec un bâton. Et dans ce bric-à-brac baroque, les comédiens, revenant parfois au livre comme à un guide, se passent les rôles pour être tour à tour Candide, Cunégonde, Cacambo ou Pangloss, comme s’ils cherchaient à découvrir par le jeu le fin mot de l’histoire, qui est aussi celle des hommes. Et, sur un rythme de commedia, ils deviennent aussi Grand Inquisiteur, soldats abares, roi des Bulgares, gouverneur de Buenos Aires… et croiseront même Voltaire en personne… C’est donc toute une galerie de personnages comiques et déchirés qui sortent des pages du plus célèbre des contes de Voltaire pour venir s’incarner sur la scène, en chair, en os ou marionnettes… Quatre comédiens, entre masques et chansons, jouent et racontent l’histoire rocambolesque de Candide et découvrent avec lui un monde qui, à travers le regard implacable de Voltaire, n’a pas pris une ride. ------------------------------- Les Contes de l’impasse Rosette Spectacles jeune public à partir de 3 ans Les Contes de l’impasse Rosette Créé à partir d'albums d'auteurs contemporains, ce spectacle a pour élément central le livre. Les enfants aiment beaucoup qu’on leur raconte des histoires, mais ils aiment aussi particulièrement qu’on les leur lise. C’est un croisement de regards, le rite magique d'un sorcier qui puise dans les signes tracés sur la page d’un livre, une histoire qu’il tend aux enfants par la voix. La lecture de contes dans des mises en scène simples et joyeuses permet de conserver tout l'aspect mystérieux et fascinant du livre en lui donnant une dimension ludique et théâtrale : le regard attentif et subjugué de l'enfant passe du livre au comédien dans un incessant va-et-vient interrogeant tour à tour l’un et l’autre, se demandant sans doute qui donne vie à qui. Un comédien choisit un album dans la bibliothèque, s'assied sur la chaise du conteur et commence la lecture. A mesure qu'il tourne les pages illustrées, les autres comédiens viennent imager le conte à leur manière dans une atmosphère onirique et musicale. Lorsque la dernière page est tournée, le lecteur va soigneusement replacer le livre dans la bibliothèque et un autre lecteur lui succède. A partir des albums : Les trois brigands, de Tomi Ungerer ; L'Afrique de Zigomar, de Philippe Corentin ; Les trois ours, de Byron Barton ; L'anniversaire de Monsieur Guillaume, de Anaïs Vaugelade ; La chaise bleue, de Claude Boujon ; La grande panthère noire, de Paul François ; Il y a des jours comme ça, de Heinz Janisch ; Profession chien de garde, de Rick Walton ------------------------------- Les nouveaux Contes de l’impasse Rosette Après le succès des Contes de l’Impasse Rosette, joué plus de cent fois en Ile-de-France et en régions dans des écoles ou des théâtres, la Compagnie Grand Théâtre présente son nouveau spectacle de contes pour jeune public. A nouveau, les comédiens feront sortir des pages virevoltées d’albums contemporains des incarnations étranges et rigolotes… Un saut d’acrobate par ci, un bling de guitare sommaire par là, un truc en plumes, un charivari d’objets en toc… et, parmi des paravents de couleurs, de nouvelles historiettes prennent vie que les enfants émerveillés découvrent ou reconnaissent. A partir des albums : Une soupe aux cailloux, de Anaïs Vaugelade ; Le cri des bêtes, de Virginie Aladjidi, Caroline Pellissier et Marc Daniau ; Deux sœurs reçoivent de la visite de Sonja Bougaeva ; Les p’tits mecs, de Manuela Olten ; L’arbre généreux, de Shel Silverstein ; L’ogre, le loup, la petite fille et le gateau, de Philippe Corentin. ------------------------------- Les interviews du président Les reporters de choc de l’Hebdo-Magaz’ déboulent dans la ville bistrotière du Trou-Percé pour interviewer des Présidents de tout bord et de tout poil : comme c’est du vrai journalisme, c’est sur le terrain et sans concessions, c’est « tout-pour-le-direct » et c’est multimédia. Dans des épisodes d’une demi-heure de cabaret-théâtre, les lecteurs-spectateurs-podcasteurs suivent l’actualité du Trou-Percé grâce à une escouade d’envoyés spéciaux à la déontologie sans faille ; et comme ce sont les Présidents qui font l’actualité, qu’ils soient grands ou petits, de la république ou du comité des fêtes, Gisèle Cagette, Jeff-la-Claque, Mademoiselle Mac, J-B Surex et Buthrot Buthrot Piru les tiennent sur le gril du direct. ------------------------------- Rimbaud Piano : La poésie étant très présente dans notre travail, la rencontre avec Rimbaud était inévitable. Les poèmes retenus sont ceux de la tentation parnassienne, qui peu à peu évoluent vers une écriture plus libre. Le vers de Rimbaud, bien que transgressif, est encore attaché à la forme classique. Le diseur s’attache à rendre cette forme. Mais il n’est pas seul, un musicien est de l’aventure. Entre parole et musique, c’est l’échange qui prime, le dialogue. ------------------------------- Mo-Ouroboros : Ces deux textes de Louis Calaferte nous semblent donner un bon aperçu de l’écriture poétique de Louis Calaferte : Mo, un monologue et Ouroboros une tentative de langage poétique absolu. Ces deux textes forment un ensemble qui permet de plonger dans la langue de l'auteur comme dans un tourbillon. "Oui! Voilà. Je dirais même que, dans leur ensemble, la plupart de mes livres…, sont, en fait, de la poésie déguisée, camouflée sous le nom de récits, de nouvelles…" (Louis Calaferte, Choses dites). Cette citation de Calaferte s'applique parfaitement au monologue de Mo, une pièce qu'il classe dans son théâtre intimiste. En effet, en plus des confidences, des interrogations, des bilans existentiels qu'il contient, c'est dans sa forme et dans sa langue suivant au plus près le cheminement d'une pensée, que réside la richesse du texte de Mo, en un mot : sa poésie. Ouroboros est une sorte de tentative de langage absolu, dont Calaferte disait qu'il était un "au plus près de la poésie". L'audace est telle qu'il faut toute l'honnêteté ou les colères de Calaferte pour que ce texte, étrangement, par une grâce inouïe, charme inéluctablement l'oreille du spectateur. "L'étrasolaire olpétrant me calcêtre, engorgique ossature de dorale et d'amysthe..." ------------------------------- Etienne Luneau accompagné par Joseph Robinne Etienne Luneau est auteur, compositeur et interprète de ses chansons. Il les écrit en se nourrissant de la tradition française de la chanson dite à texte et on y reconnaît diverses influences musicales allant des chansons populaires au jazz. Comédien de formation, il accorde une part importante à l’interprétation pour donner à chaque chanson un autre élan que celui contenu dans le texte et la mélodie. Ses chansons n’appartiennent pas à un registre en particulier : elles sont parfois drôles, parfois tristes, réalistes ou lyriques, mesurées ou dégagées, romantiques ou grivoises… Le piano soutient cette variété de tons et accentue les différentes atmosphères en apportant ce qu’il faut de profondeur, d’illustration ou de distance dans l’accompagnement. www.myspace.com/etienneluneau